Full text: [Notes et articles extraits des comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences (suite)] (1. Série, Tome 7)

EXTRAIT № 185. 
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très petit relativement à la longueur d’une ondulation. Cette condi 
tion, donnée par le calcul, pouvait être assez facilement prévue. On 
conçoit en effet que, dans le cas où elle ne serait pas remplie, les mou 
vements simples ou par ondes planes se trouveraient sensiblement 
altérés par l’influence de la surface réfléchissante à des distances trop 
considérables encore pour qu’ils pussent franchir ces distances et 
pénétrer en se modifiant dans ce second milieu. Si, au contraire, la 
condition ci-dessus énoncée se trouve remplie, on déduira immédiate 
ment des principes que nous venons d’établir les lois de la réflexion 
et de la réfraction produites par la surface de séparation de deux mi 
lieux transparents ou opaques; mais il sera rigoureusement nécessaire 
d’avoir égard aux trois espèces de rayons qui peuvent généralement se 
propager dans chaque milieu. Si l’on tenait compte seulement des 
deux rayons qui peuvent être perçus par l’œil dans les milieux cristal 
lisés, les six équations de condition relatives à la surface réfléchis 
sante ne renfermeraient plus que quatre inconnues, savoir, les quatre 
paramètres correspondants, d’une part aux deux rayons réfléchis, 
d’autre part aux deux rayons réfractés, et ne pourraient plus être véri 
fiées que dans des cas particuliers, par exemple, pour certaines direc 
tions particulières du rayon incident. Au reste, nous ne devons pas 
être surpris que, dans chaque milieu, la réflexion ou réfraction pro 
duise seulement deux rayons sensibles à l’œil, et que le troisième 
rayon réfléchi ou réfracté reste inaperçu; car le calcul fait voir que ce 
troisième rayon, qui, s’il pouvait se propager sans s’affaiblir, offrirait 
des vibrations longitudinales, est de la nature des rayons qui pénètrent 
dans les corps opaques et s’éteint comme eux à une très petite dis 
tance de la surface réfléchissante. Mais cette circonstance ne nous au 
torise en aucune manière à le considérer comme non avenu, attendu 
que, sur la surface même, les amplitudes des vibrations moléculaires 
sont du même ordre dans les trois espèces de rayons réfléchis ou ré 
fractés. D’ailleurs, quoique le troisième rayon ne soit pas visible, son 
existence et même sa nature sont clairement indiquées parle calcul, 
et il est impossible.qu’un rayon simple, tombant sur la surface de 
OEuvres de C. — S. I, t. VII. *9
	        
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