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DES MINERAIS D’ARGENT, DE PLOMB ET DE CUIVRE.
long des parois. Or la capacité de ce diaphragme est 50,000 cen
timètres cubes, et, si Ton suppose qu’il soit nécessaire de ne met
tre que 377 de mercure pour remplir tous les vides, il faudrait
donc 2,500 centimètres cubes de mercure ou 33 k ,750 grammes,
le reste de la capacité étant rempli avec du zinc qui occuperait
4-7,500 centimètres cubes. Sa densité étant de 7 environ, il s’en
suivrait que le zinc y entrerait pour 332 kilogrammes. Mais on peut
réduire le volume de zinc au cinquième, au dixième, si on le veut,
en mettant au milieu du diaphragme une forme en bois. En suppo
sant donc un développement de 1,000 mètres de ces diaphragmes,
ce qui est immense, il faudrait 33,000 kilogrammes de mercure et
33,200 kilogrammes de zinc; mais jamais il ne sera nécessaire
d’employer d’aussi grands développements de surface dans aucune
des mines d’Amérique.
Le mercure n’est nullement consommé; il ne sert réellement que
d’intermédiaire entre le zinc et la dissolution métallique, afin que
la surface de zinc soit toujours très-nette. On remplace le zinc, au
fur et à mesure qu’il est détruit, afin de conserver à l’amalgame
son volume.
il faut que la plaque amalgamée, le châssis qui supporte les lames
de zinc ou le diaphragme soient tenus à une distance telle que le
zinc amalgamé ne puisse rencontrer les précipités, car toutes les
fois que cela arrive il se forme de l’amalgame de plomb et d’ar
gent, et cet amalgame agit comme pôle négatif. On doit placer les
plaques, auxquelles on peut donner 1 à 1 | centimètre d’épaisseur,
dans un châssis dont le pied est terminé en boîte d’un décimètre
environ de hauteur, pour recevoir les débris de la lame quand elle
se désagrégé. Le zinc amalgamé a la propriété, bien que recouvert,
de mercure, d’être attaqué successivement par l’eau salée, et le
mercure superficiel reste toujours adhérent à la partie restante
des plaques. Nous concevons très-bien l’inconvénient qu’il y aurait
à employer simplement dans les fosses ou grandes cuves des pla
ques de zinc amalgamé avec leur châssis; car, attendu que les pré
cipités métalliques prennent beaucoup d’accroissement, on ne pour
rait jamais être assuré de mettre les plaques hors de leur portée;
mais on peut obvier facilement à cet inconvénient en plaçant les
plaques dans des sacs de forte toile à tissu moins serré, si l’on veut,
que les toiles à navire; on éviterait par ce moyen et le contact du
zinc amalgamé avec les précipités métalliques et la perte des frag
ments de zinc amalgamé, quand ces plaques, étant fortement atta