Object: Histoire des sciences mathématiques en Italie depuis la renaissance des lettres jusqu'à la fin du XVIIe siècle (Tome 1)

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le récit si connu, et si peu croyable, de l’incendie 
de la bibliothèque d’Alexandrie parles Arabes (i). 
Marcellus, selon les historiens d’occident, fit 
élever à Archimède un tombeau sur lequel on 
grava la figure qui sert à trouver le rapport entre 
le cylindre et la sphère. Mais, sous la domination 
romaine, les sciences dégénérèrent si vite en Si 
cile , qu’à peine un siècle après, lorsque Cicéron y 
lut envoyé comme questeur, on avait totalement 
perdu la mémoire de ce tombeau (2). La sou- 
(1) Nous discuterons plus loin la vérité de ce fait. Quant 
aux ouvrages d’Archimède, il estcertain que nous ne les pos 
sédons pas tous [Fabricius, bibi, grceca, tom. IV, p. 180). 
Nous avons déjà cité le passage de Théon où il est fait men 
tion des livres de ca top trique d’Archimède, ouvrage qui 
n’existe plus. Casiri (Bibl. arab.-hisp., tom. I, p. 3^41 et 
Fabricius [Bibl. grcecaj tom. IV, p. 180) ont répété, d’après 
Bertolocci, qu’un manuscrit hébreu des élémens d’Archi 
mède se trouvait à la bibliothèque du Vatican. Mais dans 
ce manuscrit (qui est maintenant le n° 384 hébreu-palatin) 
il n’y a que le feuillet 422 qui soit traduit d’Archimède : 
dans le feuillet suivant il y a de l’astrologie. L’original 
grec du traité de iis quæ vehuntur in humido existait au 
XVI e siècle, lorsque Commandin en publia la traduction ; il 
a été perdu depuis. M. Mai en a retrouvé quelques passages 
qu’il a inseres dans le premier volume des Classicorum auc 
torum e vaticanis codicibus editorum, p. 426 et suiv. Voyez 
aussi Archimedis opera, p. xvii. 
(2) Cicero, tuscul. dis put., p. 55s , lib. V, § a5.
	        
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