LA COMPENSATION DES BLOCS DE BANDES, BONNEVAL 49
imposés, avec une faible tolérance, par la disposition des bandes de la couverture photo-
graphique. Cet inconvénient peut les rendre totalement inapplieables dans certains cas;
elles peuvent par contre, founir une bonne solution du probléme dans les régions oü il
n'est pas rédhibitoire.
Il existe d'ailleurs un certain nombre de moyens pour réduire l'importance du cane-
vas au sol nécessaire et permettre l'utilisation de points disposés de facon moins rigide,
lorsque les bandes font partie d'un bloc:
1. Aérotriangulation d'une bande sur deux : méthode signalée seulement pour mémoire,
bien entendu assez imprécise, et qui supprime toute possibilité de compensation de bloc.
Emploi de bandes transversales; il suffit alors de disposer de points de canevas bien
placés sur ces bandes transversales, et l'aérotriangulation de celles-ci fournit les points
nécessaires à la compensation des bandes normales.
Solution intéressante, mais parfois insuffisante, car il faut encore pouvoir déterminer
des points de canevas en certains emplacements obligatoires, et qui présente en outre
l’inconvénient d’aceroître la dépense, en travail et en prix de la prise de vues, de
l'aérotriangulation et de la compensation.
. Méthode des bases transversales indépendantes, qui peut étre combinée avec la précé-
dente. Elle n'impose pas la détermination sur le terrain de coordonnées planimétri-
ques, mais seulement celle de la direction et de la longueur d'un certain nombre de
bases sensiblement normales à la ligne de vol, dans les bandes à trianguler. L'emploi
d'appareils modernes du type tellurométre peut faciliter l'application de cette méthode.
Solution dont l'application est évidemment beaucoup plus générale que les précéden-
tes, mais qui impose cependant des opérations topographiques et le parcours de cer-
taines régions définies uniquement par la couverture photographique, ce qui risque de
présenter des difficultés dans certains cas.
Fo
Cc
4. Emploi d'appareils auxiliaires à la prise de vues. L'utilisation de certains appareils :
statoscope, indicateur gyroscopique de niveau, chambre d'horizon, périscope solaire,
radio-altimétre, enregistreur de profils, appareillage radar pour la mesure des coor-
données des points de vue — permet de réduire, dans une proportion plus ou moins
considérable suivant le type et le nombre d’appareils, le canevas au sol nécessaire. En
utilisant les indications simultanées de plusieurs de ces appareils convenablement
choisis, on peut même supprimer quasi-complètement le canevas au sol, ou utiliser
tous les éléments existants, la nature et la densité du canevas devenant indifférentes;
dans le cas de missions photographiques trés réguliéres, certaines hypothéses sur la
régularité de la mission (constance de l'altitude, verticalité des axes de clichés) peu-
vent jouer le róle d'appareils auxiliaires.
Les nombreuses méthodes utilisant de tels appareils présentent par suite un trés
grand intérét:
— pratique, car elles permettent de diminuer beaucoup les exigences relatives au cane-
vas au sol, sans que la nature du terrain apporte une restriction quelconque à l'appli-
cation de la méthode.
— théorique, car elles fourissent des données supplémentaires permettant des compensa-
tions de bande plus logiques et plus rigoureuses, en particulier une meilleure déter-
mination des erreurs systématiques.
Leur inconvénient général est d’apporter des complications plus ou moins importan-
tes, suivant les appareils et les méthodes d'emploi, à la prise de vues, à la phase instru-
mentale du travail, et à la compensation.
Aprés compensation individuelle de chaque bande, la compensation du bloc vise essen-
tiellement à assurer l’unicité de la solution en faisant disparaître, par des procédés plus
ou moins simples et que s’efforcent de respecter plus ou moins bien les lois de propaga-