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LES PIERRES. 49
elles dépendent de la formation des calcaires secon-
daires. On en trouve aussi en France dans plusieurs
localités, notamment près de Belley, près de Dijon, près
de Châteauroux et même dans les dépôts tertiaires près
de Paris ; mais elles ne valent pas celles de Papenheim,
et ne sont généralement en usage que pour les ouvrages
peu délicats.
Nous en avons dit assez de la pierre calcaire pour qu’i]
soit aisé de juger que c’est une des plus précieuses ri-
chesses de l'espèce humaine, à cause de l'importance et
de la variété des emplois auxquels elle s'applique. Elle
ne jouit pas d'une seule propriété que nous n'ayons su
tourner à notre profit: sa demi-translucidité, sa dureté,
sa blancheur et l'éclat de sa couleur dans ses mélanges
sont le principe des marbres; sa solidité, sa consis-
tance, sa facilité à se laisser tailler, forment celui des
pierres d'appareil ; sa décomposition par la chaleur qui
en chasse l’acide carbonique et en isole la chaux, est
utilisée pour la préparation de cet agent ; et c’est la seule
pierre de laquelle il soit possible de l’extraire d’une ma-
nière aussi économique ; enfin la propriété de se laisser
attaquer par les acides faibles qui la dissolvent, en en
dégageant l’acide carbonique, a été ingénieusement re-
levée par l’esprit moderne, qui en a fait la base d’un art
qui fournit un nouveau moyen pour la communication
de la pensée.