de
a °
RE te TS e re
SES |
|| ei
LE 24
men ner MS
p
71 a À
a >
1088 LES PÉRIODES GÉOLOGIQUES
le Kimeridgien qu'avec la série Éocrétacée. Partout il présente les mêmes
subdivisions, avec les mêmes caractères lithologiques et paléontologiques,
comme il ressort des travaux de Kilian, dans la montagne de Lure [50], de
Toucas, dans l’Ardèche [332], de Paquier, dans le Diois [49 bis]
Voici cette succession :
e
Le partie supérieure des calcaires ruiniformes (pl. LIX, 2), dont la base représente le
Kimeridgien supérieur, est caractérisée par une faune spéciale, composée, d’une part
d'éléments autochtones, c’est-à-dire d’espèces, telles que Sowerbyceras Loryi, Neumayria
compsa, Simoceras Herbichi, Aspidoceras altenense, qui sont communes aux couches sous-
jacentes, ou telles que Waagenia hybonota (fig. 338), Aspidoceras cyclotum et d’autres, qui
sont voisines d’espèces kimeridgiennes; d'autre part, d'éléments cryptogènes ou immi-
grés dans la région, tels que Phylloceras semisulcatum, Lissoceras carachtheis, elimatum
Staszycii, Oppelia lithographica, Hæberleini, steraspis. On y trouve en outre divers Peri-
sphinctes, des Brachiopodes et notamment Pygope janitor (fig. 328).
Au-dessus viennent des calcaires gris, noduleux ou bréchiformes, en gros bancs
exploités comme pierre de taille ou d'ornement. On y trouve surtout Phylloceras semi-
sulcatum, Lyloceras quadrisulcalum, sutile, Lissoceras elimalum, Staszycii, carachtheis, Peri-
sphinctes contiguus, Richteri, geron, colubrinus, eudichotomus, de rares Lamellibranches, des
Brachiopodes, en particulier Pygope janitor, Collyrites Verneuili.
La série se termine par des calcaires blancs lithographiques, avec bancs de fausses
brèches et couches rognonneuses, au-dessus de quoi viennent des sédiments beaucoup
plus marneux, que nous plaçons avec Kilian à la base de l'Éocrétacé (Berriasien).
La faune de ces calcaires supérieurs comprend la plupart des espèces des couches sous-
jacentes, à l'exception de Perisphinctes contiguus, geron et colubrinus, mais elle s’en-
richit de Perisphinctes transitorius, senex, Berriasella Dalmasi, delphinensis, Callisio, priva-
sensis, Chaperi, micracantha, riasanensis, Spiticeras pronum, Groteanum. Les Lamellibranches,
les Brachiopodes, les Échinides sont très communs dans certaines localités, comme par
exemple à Chomérac, dans l'Ardèche [332].
On peut donc distinguer, dans le Portlandien ou Tithonique de la fosse
vocontienne, les 3 zones suivantes :
1° Zone à Oppelia lithographica;
2° Zone à Perisphinctes contiguus;
3° Zone à Berriasella privasensis.
Le parallélisme de ces trois zones avec les subdivisions du Portlandien du
Nord est très difficile à établir, car on ne trouve dans le bassin du Rhône
ni Virgalites, ni Graspedites, ni Cylindroteuthis, ni Aucella. On doit se contenter
de synchroniser l’ensemble du Tithonique avec l’ensemble du Volgien, mais
l’on peut affirmer que ce synchronisme est rigoureux.
En effet, Paquier a trouvé à Saint-Pancrasse, dans l'Isère, au sommet des
calcaires ruiniformes, un exemplaire de Pachyceras Irius, espèce qui, dans le
bassin de Paris, caractérise la base même du Portlandien, tandis que la
partie inférieure des calcaires ruiniformes a fourni à P. Lory, au Saint-
Eynard, près Grenoble, des Aulacostephanus voisins d’Eudoæus et de pseudomu-
labilis [333] (pl. CXI, 1).
D'autre part, on se souvient que les couches terminales du Volgien supé-
rieur de Riazan renferment des Berriasella d’affinités méditerranéennes
[322]. Berriasella riasanensis, en particulier, a été retrouvé par Gevrey à Cho-
merac.
Il n’y a donc aucun doute que les limites inférieure et supérieure du
Portlandien coïncident exactement dans le Nord et dans les régions médi-
terranéennes, en d’autres termes que les noms de Portlandien, Volgien et
Tithonique s’appliquent à des ensembles de couches rigoureusement syn-
chroniques [319].
2