VI
/ AVANT-PROPOS
à des résultats méritant la moindre confiance, il est
indispensable de posséder des instruments horrible
ment dispendieux, et d’une organisation tellement
spéciale qu’ils deviennent impropres à tout autre
objet.
La conviction parfaitement opposée dans laquelle
nous nous trouvions à l’égard de ce dernier point nous
amena ci rédiger ¿’Essai d’une solution du problème
fondamental de la photogrammétrie, qu’on trouvera
plus loin avec quelques développements. Dans cet
essai, nous nous efforcions de montrer qu’en modifiant
légèrement la méthode exposée par le docteur Gustave
Le Bon, dans son ouvrage : Les levés photographiques
et la photographie en voyage, on peut, à l’aide des
seuls instruments que tout amateur sérieux a entre
les mains,- arriver à une précision qui ne le cède
que bien peu à celle que poursuivent ci grands frais
les méthodes allemandes.
Au cours des réunions du Congrès international de
Photographie de l’Exposition de 1889, nous avions
eu l’occasion d’entretenir M. le professeur Marey du
sujet de notre mémoire. Le savant éminent, dont les
travaux de photochronographie ont popularisé dans
le monde entier le renom de la chaire qu’il occupe
au Collège de France ainsi que de la Station phy
siologique du Parc des Princes, qui, à une autre
époque, avait accueilli avec sa bienveillance bien
connue nos études sur la marche des troupes, voulut
bien nous exprimer l’appréciation que notre dernier
travail pourrait lui être de quelque utilité dans ses
propres recherches. Seulement, il nous fit observer
que sa mise en pratique suppose une certaine somme