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390 TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE.
de la ligne. Il peut même arriver, si la ligne est très-longue, ou si les dériva-
tions n’ont pas une grande résistance, que le courant observé au point À ne
varie pas sensiblement d'intensité quand la longueur de la ligne augmente”.
Lorsqu'on caleule la résistance qui correspond à 1 kilomètre de longueur,
en multipliant la résistance opposée au courant quand lextrémité est
isolée, par la longueur de la ligne exprimée en kilomètres, on trouve
toujours un chiffre trop fort, et l’erreur qu'on commet est d'autant plus
grande que la ligne est plus longue ?
108. On peut encore mesurer les pertes en cherchant la proportion du
courant qui est transmis à l'extrémité d’une ligne de longueur donnée.
On met le fil de la ligne en communication avec la terre à son extrémité,
en faisant traverser au courant un galvanomètre semblable à celui qui se
trouve sur le parcours du fil auprès de la pile.
L'intensité du courant reeu à l'extrémité de la ligne est toujours inférieure
à celle qu’on observe près de la pile. Le rapport entre ces deux intensités,
mesurées par les déviations des aiguilles des galvanomètres, donne la frac-
tion du courant transmis.
Ainsi, l’état d’une ligne sera bien défini, si l’on connaît sa longueur, e
si l'on sait qu'il arrive seulement à l'extrémité une fraction déterminée
|
» 2 EtC., du courant envoyé.
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Sur une ligne de 500 kilomètres, par exemple, il pourra arriver, suivant
4 Î : 4
, =, 7 OU MÊME un T4 courant envoyé à l’autre extrémité.
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son isolement, -
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Cependant cette manière de représenter l'isolement n'est pas aussi rigou-
reuse que la première, ear elle dépend de la longueur de la ligne, et ne
permet pas de comparer facilement l’état de deux fils mégaux.
409. Pertes sur les lignes aériennes, — Les pertes de courant sur les
lignes aériennes ont lieu par l'atmosphère et par les points d'appui des fils
1 C'est ce qui arriverait même pour un fil de petite longueur qui serait placé dans un
courant d’eau. Si le fil a 4 metre ou 2 mètres de longueur, la résistance qui sera opposée au
courant est sensiblement la même,
2 En nommant «a la résistance opposée à la pile, quand l'extrémité de la ligne est
isolée ; ! la longueur de la ligne, æ la résistance de la dérivation qui correspond à chaque
kilomètre, on peut aisément démontrer que la véritable valeur de æ est comprise entre
2
al —1? et al. Si donc on prend al pour la valeur de cette résistance, l'erreur sera au plus
égale à l?, ou au carré de la longueur de la ligne.
Pour une ligne
100,000 kilomètres, l'erreur sera au plus de 50 X 50 ou 2,500 kilomètres.
le 50 kilomètres, si on trouve pour le produit al une valeur de
Quand une ligne est tres-longue, on obtient la vraie valeur de la dérivation en prenant le
produit de & par la résistance, exprimée également en kilomètres, qui est opposée au courant
quand l'extrémité, au lieu d’être isolée, communique directement avec la terre, et qui est
naturellement inférieure à £. (Voir note 9 à la fin de l’ouvrage.)
C0
ca
(0
£
el
pl