RICIUS.
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CHAPITRE VL
Rie lus j Fernel et Fracastor.
ytuGUSTiNi Ricii, de motuoctavœ Sphœrœ, opus matliematicâ atque phy-
losophiâ plénum, ubi tam antiquorum quant juniorum errores, luce clarius
démonstrantur : in quo quant plurima Platonicomm et antiquœ magiœ ,
quant cabalam Hebræi dicunt, dogmata videre licet intellectu suavissima.
Ejusdem de Astronomiæ autoribus epistola. Paris, iÔ2i. Perlege prius-
quam judices.
L’éditeur est Oronce-Finée. Le but de l’auteur est d’examiner si les
étoiles fixes n’ont qu'un simple mouvement, ou si elles en ont plusieurs.
Les Chaldéens ne leur donnaient que le mouvement diurne. C’était
l’opinion d’Aristote, d’Averroès et duchaldéenNembroth. Un seul parmi
les anciens, Hermès, au rapport de l’israélite Ishac, dans son livre intitulé
Fondement du Monde, attribuait aux fixes un second mouvement, mais
en termes obscurs et voilés, recommandant à ses disciples de songer
au navire suspendu dans les airs, qui monte pendant 400 ans et descend
pendant un nombre égal d’années. Ishac croit que, par ce mouvement,
Hermès entend celui de trépidation, qu’Averroès attribuait aussi aux
Chaldéens.
Les Juifs admettaient le mouvement de précession d’occident en orient;
il en est mention dans le Talmud. Là, le rabbin Josué dit que les étoiles
montent en 70 ans. Le rabbin Moses et Avenezra ont adopté cette idée.
Hipparque et Plolémée donnèrent aux étoiles un mouvement d’un
degré en cent ans.
Albategni crut que ce mouvement était d’un degré en 66 ans; il a
été suivi par le rabbin Levi. C’était aussi l’opinion d’Alphonse, quoique
ses astronomes aient gâté ses Tables par des idées dont nous espérons
démontrer l’absurdité. Habraham Zacuth, dont Ricius avait reçu les le
çons , pensait comme Albategni.
La cinquième opinion est celle d’Arzachel et de Thébit, qui font
mouvoir les étoiles, tantôt dans un sens et tantôt dans un autre. Ce mou-
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