1832 LES PÉRIODES GÉOLOGIQUES
nales, dont les formes topographiques sont fortement effacées et dont Les
éléments ont déjà subi une certaine altération. Vers l'aval, elles se rac-
cordent avec des nappes de cailloutis de la haute terrasse (fig. 481).
On peut attribuer au CHELLÉEN un certain nombre de formations inter.
glaciaires intermédiaires entre le Rissien et le Würmien [194]. I y a lieu
=. de citer notam-
y
ment les argiles
de Calprino, sur
le lac de Lugano,
celles de Ré, dans
le val Vigezzo,
les argiles et les
brèches de Pia-
nico [225] et du
val Borlezza, au
N.W. du lac
d'Orta, enfin, les
brèches des en-
virons de Trente
et de la vallée de
l’'Adige. La flore
des argiles est
Le. très riche. A côté
de quelques Co-
LE. SR nifères, elle com-
prend un grand
nombre d'arbres
* à feuilles cadu-
ques, qui pour la
plupart croissent
aujourd’hui dans
l'Europe centra-
Ie. Les espèces
xérophiles de la
flore méditerra-
néenne font dé-
faut. Par contre,
toutes les loca-
Fig. 481. — Amphithéâlre morainique du lac de Garde tes on Hart
(d’après A. PENcK). le Buis et Rhodo-
1, cailloutis günziens et mindeliens; 2, moraines frontales de la glaciation dendron ponticum,
rissienne; 3, dépôts interglaciaires de Varone; 4, moraines internes wür- espèces caracté-
miennes; 5, remparts morainiques würmiens; 6, alluvions würmiennes. ristiques de la
brèche intergla-
ciaire de Hôtting. Toute cette végétation est inconciliable avec la présence
de glaciers dans le voisinage.
L'existence de Rhinoceros Mercki dans les argiles de Pianico confirme ce
résultat. La découverte à Sellere, dans la même formation, de restes d’un
Rongeur, Myoxus niledula, qui vit actuellement dans l’Europe orientale, est
bien en accord avec le caractère « pontique » de la flore.
Au * WüRMIEN appartiennent les grandioses amphithéâtres morainiques
qui jalonnent tout le pourtour de la plaine du Pô (fig. 481). Ils ont été
FFTF+F
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