LA GÉOMÉTRIE IRRÉELLE
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En particulier les équations £ = o, y — o, correspondant à
x =y — o, définissent respectivement les axes de coordonnées d’où
Fon est parti (axe des y et axe des x). L’équation t = o doit être
semblablement considérée comme l’équation d’une droite ; mais
tous les points de celte droite sont à l’infini, d’après ce qui pré
cède; et réciproquement pour tous les points situés à l’infini, on a
t — o. Donc l’équation r = o, qui définit une droite située à l’in
fini, représente tous les points du plan qui sont à l’infini : en
d’autres termes, les conventions que nous avons faites nous con
duisent à admettre (comme nous l’avons dit au n° 775), que tous
les points à l'infini (dans un plan) sont situés sur une même droite
que nous appellerons « droite de l’infini ».
Cela admis, rechercher les points à l’infini d’une courbe quel
conque revient à déterminer les points d’intersection de la courbe
avec la droite do l’infini. Le nombre de ces points sera en général
égal au degré de la courbe, comme il arrive pour une droite ordi
naire. Pour les obtenir on fera r — o dans l’équation homogène de
la courbe [relation entre £, r,, t] et l’on déterminera les valeurs
de £, Tj qui satisfont à l’équation restante. L’une des deux coor
données S, Y], pourra ici encore être choisie arbitrairement :
l’équation de la courbe détermine l’autre (’).
(') Voici un mode d’interprétaiion de la transformation des coordon
nées cartésiennes en coordonnées homogènes qui est souvent d’un secours
utile : Considérons, par rapport à un système de trois axes rectangu
laires, une sphère de centre o et de rayon i qui a pour équation
a 8 + y % + z- = i. A tout point M (de coordonnées x 2 y] du plan des xy,
je fais correspondre le point N de la sphère dont les coordonnées carté
siennes a, ¡3, y sont proportionnelles aux coordonnées homogènes ç, r ( , r
-J ; réci
réciproquement à
r a S
du point M |^c est-à-diro sont tels que — == —
tout point N de la sphère je fais correspondre le point M du plan des xy
qui a pour coordonnées homogènes les trois coordonnées cartésienne de N
.[lesquelles sont (672) les cosinus directeurs du rayon ON].
La correspondance ainsi établie est univoque et réciproque, car un sys
tème de valeurs de ç, r n x détermine toujours un point M et un seul
(777), et réciproquement à trois valeurs de £, T), x correspond un et un
seul système de valeurs des coordonnées a r ¡3, y dont la somme des
carrés doit être égale à
[s.
étant connus, posons
P
.J r ‘ T
la valeur du rapport X sera déterminée par la condition «* + + Y*
— X 2 - 2 -f- X 2 /) 2 + X 2 t 2 = i qui donne X 2 =
V + V +
; d’ailleurs,