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£eil, qni pouvoit leur tenir lien de pete.
Simon fignala fa valeur dans plulieurs
occañons, fout le gouvernement de Ju-
das & de Jonathas fes freres. Le premier,
l'ayant envoyé avec trois mille hommes
dans la Galilée, pout fecourir Les Juifs
de cette province contte les habitans de
Tvur, de Sidon & de Ptolemaide, Simon
défit piufieurs fois les ennemis, & revint
triomphant & chargé d'un grand butin,
auprès de fes Fréres. Il battit Apollonius,
conjointement avec Jonathas ; & celui-
ci ayant été arrêté par Tryphon, Simon
alla à Jérufalem pour raflurer le peuple,
que cœtte déténtion avoit alarmé. Il lui
Gt un excellent difcours, dans lequel on
voit éclater l'amour de la religion & de
Ja patrie, le détachement de la vie, & la
ferme réfointion où il étoit de remplir,
à l'exemple de fes freres, fa vocation, en
combattant jufqu’à la mort pour la gloi-
xe de Dieu, & pour le falut d'Ifraël. Ces
fentimens héroïques rendirent leicoura-
ge à tout le peuple, qui , ne vovant per-
fonneplus digne que Simon d’être à la
tête des affaires, l’élut tout d’une voix.
Simon, devenu pere de fa nation par ce
choix unanime, fit bien voir, par la fa.
geffe de fon gouvernement , que Dieu
avoit préfidé à cette éleétion 5 il fit d’a-
bord aflemblertous les gens de guerre,
réparaen diligence les murailles & les
fortifications de Jérufalem, & fe difpofa
à marcher contre T'ryphon, qui s’avan-
goit avec une grande armée dans le pays
de Juda, réfolu de lui livrer bataille. .
Mais celui-ci lui envoya des ambaffa-
deurs, pour lui dire qu'il n’avoit retenu
Jonathas, que parce qu'il éteit redevable
de quelques fommes au roi ; mais que s’il
vouloit fui remettre cent talens, & les
deux fils de Jonathas en otage, il rendroit
Ja liberté au pere. Quoique Siwox recon-
nût que le perfide ne parloit ainfi que
pour le tromper, il fe trouva cependant
dans la cruclle néceflité de mettre fes
deux neveux à la merci de ce traître, de
crainte qu'en lui refafant ce qu'il de-
mandoit, Ifraël ne le rendit coupable de
Ja mort du pere. Ce qu'il craignoit arriva:
Tryphon ne renvoya point Jonathas;
mais défefpéré de ee que Sinon faifoit
échouer fon deffein fnr Jérufalem, il af
faMina le pere &les deux fils, & reprit le
chemin de fon pays. Siwrom envoya cher.
cher les os de ion frere, & lesfitenfeve-
S I M
lit honorablement à Modin, dans le fé.
pulére de fes peres, qu’il fitorner de co
lonnes, de pyramides & de trophées. Après
cela, il s'appliqua à réparer les places de
la Judée, & à les mettre en état de dé-
fenfe. [ envoya enfuite desambaffadeurs
à Démétrius. qui avoit fuccédé, dans le
royanme de Syrie, au jeune Ântiochus,
mañacré par Tryphon, & pria ce prince
de rétablir la,Judée dans fés franchifes,
& de l'exempter de tributs: Démétrins
accorda plus gn'on ne lui demandoit ; il
affranchit la Judée du joug des Syriens,
lala aux Juifs les places fortifiées, &
les exempta de toutes charges ; & l'on
commencé en cette année d'écrire fur les
regiftres publics : la premiere année,
fous Simon, grand pontife, chef & prince
des Juifs. Un an après que la liberté eut
ététendue anx Juifs, les Syriens forti-
rent de la citadelle de Jérufalem, qu'ils
occupoient depuis long-tempss & Simon,
après l'avoir purifiée, y entra en cérémo-
nie, & établit une fête folemnelle en mé-
moire de cette rédu@ion. Il s’appliaua
enfuite à faire le bonheur de fes peupless
il établit par-tout l'abondance, la joie, la
fécurité & la paix; il fit fleurir l'agri-
culture, protégea ceux qui cultivoient la
terre, foulagea les pauvres, réprima l’in-
juftice, rétablit la pureté du culte divin,
& fit obferver les loix de Dieu. Tonte
la fuite de fon adminiflration nous trace
l'image & le modele du plus heureux
gouvernement. Îl renouvella avec les
Lacedémoniens @ les Romains, l'allian-
ce que ces deux peuples avoient faite
avec fes freres, & il envoya aux derniers
pat Mummius, un bouclier d’or , qui fut
recu avec la plus grande fatisFa@tion. Les
Juifs, pour donner à ce généreux chefun
témoignage de leur reconnoiffance. firent
dreffer un acte public des obligations
qu'ils avoient à Simon & à toute fa Fe-
mille ; lui confirmerent pour toujours la
dignité de prince & de pontife de la na-
tion, pouren jouir, lui & fes defcendans,
à perpétuité, jufqu'à ce qu'il fe levât par-
mieux un pontife fidele. Ces dernieres
paroles marquent l'attente où étoient les
Juifs du regne du Meffie. Cette déclara.
tion fut écrite fur une table de cuivre,
placée dans les galeries du temple; &on
en mitune copie dans le tréfor, pour fer-
vir à Son & à fes enfans. Ce tranfport
de la dignité pontificale dans la maifon
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Syrie, a
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