Full text: Astronomie théorique et pratique (Tome Troisième)

IO 
supérieures ; on aura autant de points qu’on voudra de la courbe, en 
calculant le lieu du soleil de distance en distance, l’angle T pour une 
valeur quelconque de S, el la distance TP de la planète à la terre. * 
iB, Les anciens ne paraissent pas avoir cherché à se rendre raison de 
la figure de ces courbes. Cassini les a fait graver dans les Mémoires 
de 1709, pour Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Doppeî- 
Mayer les a portées dans son Atlas céleste, el Long, dans son Traité 
d’Astronomie en anglais. 
i 
19. Nous avons vu (XXVII) comment un astronome , en faisant 
usage de toutes les observations qu’on sait faire aujourd’hui , serait 
conduit au système de Copernic ou à celui de Tycho. 
Le premier fournit des courbes régulières et liées entre elles par des 
rapports constans. Les planètes avancent toujours dans le même sens 
sur leurs ellipses sans aucune station, ni rétrogradation réelle. Ces phé 
nomènes ne sont que des apparences optiques, résultats nécessaires de 
la combinaison des mouvemens des diverses planètes. 
Dans le système de Tycho, la terre étant immobile , les planètes 
décrivent des épicycloïdes par un mouvement composé de leurs mou 
vemens propres autour du soleil et du mouvement commun de tout 
le système solaire autour de la terre. Ces mouvemens sont possibles 
el dans le système de Copernic, ils ont lieu pour la lune et les sa 
tellites qui, circulant autour de leur planète principale , tournent en 
outre avec elle autour du soleil. 
20. Mais rhypothèse de Tycho n’offre aucune loi qui soit démontrée 
et qui lie entre elles les différentes parties du système , et il fait cir 
culer autour de la terre des masses qui, réunies ensemble, sont près 
de 1,400,000 fois plus grosses qu’elle. 
Un respect mal-entendu pour les livres saints a pu seul soutenir 
pendant long-temps ce système, que quelques astronomes ont voulu 
modifier sans lui acquérir plus de faveur : les uns ont donné à la terre 
le mouvement de rotation sur son axe ; mais ce point accordé , on ne 
voit pas pourquoi l’on refuserait d’admettre le mouvement de translation, 
Ptolémée voulait que la terre fût le centre commun de tous les mou 
vemens. Cette idée, assez naturelle de son tems , ne pourrait plus être 
défendue aujourd’hui que par préjugé ; et quand on aurait pris d’avance
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.