Full text: PLA - POR (Tome 26.)

     
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gnées, & d'autres remedes convenables, 
ne peuvent empêcher les récidives plus 
ou moins fréquentes , lorfque les maux 
dont on vient de parler naiffent de quel- 
que habitude contre nature, dont on a 
oublié de rechercher la caufe; c'eft ce 
qu'éprouva M. Winslow, à l'égard de 
jeunes-gens d’un college qui étoient tous 
plus ou moins dans le mème cas. À la fin 
l'infirmier avertit M. Winslow , d’une 
habitude alfez générale parmi ces jeunes 
gens, de dormir la nuit la tête renverfée 
derriere le traverfins cette po/fure fut 
bientôt changée, & les jeunes étudians 
guéris. En général, l’établiflement d'une 
bonne attitude ,eft le plus grand remede 
aux infirmités qui font devenues habi-. 
tuelles par de mauvaifes politions du 
Corps. 
Combien de Fois n’eft-il pas arrivé que 
l'inadvertance de cette efpece dans le 
traitement de certaines maladies a occa- 
fionné des accidens fâcheux , € mêmeir- 
rémédiables , fans qu'on enait pu com- 
prendre la caufe, & même après les mar- 
ques d’une cure parfaite ? M. Winslow 
en citeun exemple très - remarquable 
dans le cas d’une femme , auprès de la- 
quelle il fut appellé, pour examiner la 
guérifon de la fracture de fa cuiffe. Cette 
femme boitoit encore, quoiqu'il y eût, 
des preuves ordinaires que cette fracture : 
avoit été parfaitement bien réduite, & 
que l'os confolidé avoit fa dimenfon na- 
turelle, comme celui de l’autre côté. 
M. Winslaw fit coucher la malade à 
plat; dans cette po/lure, après avoir mis 
aifément les deux genoux, les malléo- 
les, lestalons, & les deux gros orteils, 
dans une fituatian égale, 11 parut d’abord 
que la cuiffe qui avoit été fracturée & 
guérie étoit dans une parfaite égalité 
avec l’autre cuiffe ; mais voyant qu’un 
inftant après, la jambe du côté malade 
étoit remontée comme d'elle - même un 
peu au-deflus du niveau naturel,& qu'’el- 
le paroïifoit en mémetemps plus courte 
que celle de l’autre côté, il examina les 
deux hanches, & il obferva qu’elles 
étoient alors dans leur pofition naturelle, 
à la même hauteur, & qu’en remettant 
Jes jambes & les piés dans une certitude 
égale, la pofition des hanches devenoit 
auff-tot oblique. : 
Il réfulte de là, que l'os de la cuille 
avoit perdu fa longueur naturelle, par la, 
  
POT 
fondure irréguliere de la frature, & que 
faute d'attention fur l'attitude des han- 
ches, on étoit trompé par la maniere or- 
dinaite de s’en rapporter à l'égalité feule 
des génoux , des mallééles , des talons 
& des orteils; ce qui arrive d'autant plus 
facilement, qu'à mefure qu’on tire la 
jambe du côté de la fraéture pour la com- 
parer avec l’autre jambe, le malade, 
crainte de douleur , fait obéir lui - même 
fa jambe au manuel de l'opérateur ; mais 
le fait naturellement, fans réflexion, & 
par conféquent , fans avertir que pour le 
faire , il fait aufli en mêmetems defeen- 
dre la hanche de côté. (D. J.) 
POST-VORTE, £.f., Myth., déefle 
qui ‘prévoyoit l'avenir. C'étoit une des 
carmentes ; elle préfidoit aux accouche. 
mens où l’enfantne venoit pas naturel- 
lement. 
POT ,f.f., Poterie, vale ou vaiffeau, 
qui eft un des plus communs uftenfiles du 
ménage. Il fignifie plus précifément le 
vafe où l’on boit, & où l’on conferve les 
boiflons dont on ufe journellement. 
On Fait des pots de bien des manieres,de 
bien des formes, & pour bien des ufages. 
L'argent, l’étain, lecuivre, le fer, la 
porcelaine , la faïence , la terre glaife ou 
terre à potier, & le grès, en font les ma- 
tieres les plus ordinaires. La forme dé- 
pend du goût de l’ouvrier , de celui qui 
commande l'ouvrage, & des ufages aux 
quels on les deftine. Pour ces ufages, ils 
font en trop grand nombre pour entrer 
dans tout le détail; les plus communs 
néanmoins font des poés à boire, des pofs 
au lait, des pois à hiere, des poés à con- 
fitures , des pois à fleurs, £Pe. 
Ces derniers, lorfqu’its font ornés de 
moulures & de foulptures, s'appellent 
des vafes, Le s#ot @ la fabrique des pots 
ont donné le non à deux communautés de 
la ville & fauxbourgs de Paris: ce font 
celles des maîtres potiers d'étain & des 
m tres potiers de terre. Voyez ces deux 
arricles. 
Por, Mefure de liquides, efpece de 
vaiffeau, ou melure des liqueurs que l’on 
appelle auf quarte ou quarteau, Le pot en 
pluficurs endroits eft de deux pintes, 
mefutre de Paris, chaque pinte compefce 
de deux chopines, la chepine de deux 
demi-feptiers, @& le demi-feptier de deux 
poiffons, le poiflon eftimé être de fix 
pouces cubiques. En d’autres endroits, 
le 
  
   
   
  
  
  
  
   
  
  
  
  
  
  
  
   
  
   
  
  
   
  
  
   
   
  
  
  
  
   
  
  
   
   
  
  
   
   
  
   
   
   
  
   
  
   
  
   
  
   
   
   
   
   
   
   
   
    
  
  
 
	        
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