Prof. Charles Kopp à Neuchâtel.
» De la meilleure manière de trouver l’heure on mer, soit dans
le jour, soit surtout la nuit, quand en ne voit pas l’horizon“,
ce fut un Suisse,
Daniel Bernouilli de Bâle,
qui emporta en 1747 le prix en présentant son mémoire Recherches
mécaniques et astronomiques.* Cet ouvrage contient des observations
si savantes et si utiles sur la mesure du temps et sur les horloges de-
stinées à la navigation, qu'il fut l'origine de l'horlogerie de marine et
de la détermination des longitudes par les chronomètres.
La découverte de l'isochronisme du balancier par le spiral, est
certes l’une des plus importantes conquêtes de l'horlogerie. Ge fut Jean
Pierre Jodin de Genève (1715—1761) habile horloger, établi à St. (Ger-
main près Paris, qui en a conçu la première idée, et ce fut : Ferdinand
Berthoud de Neuchâtel, qui en a prouvé le principe et en a établi la
théorie.
D'ailleurs l'influence de la Suisse, sur les progrès de l'horlogerie,
n’a jamais été contestée, et elle fut toujours reconnue avec justice. Les
talents des horlogers suisses, praticiens et savants, ont été dignement
appréciés, même déjà au milieu du siècle passé, et c’est avec un certain
orgeuil national que nous citons l'extrait suivant de l'ouvrage de Jodin.
»Les échappements à repos comparés aux échappements à recul,"
Paris 1754, tiré du chapitre Réflexions sur l’état présent de Phorlo-
œerie.
«Me sera-t-il permis de dire quelque chose en faveur des sujets
industrieux de la Suisse, dont la circulation dans notre pays, depuis
trente ans, n’a pas peu contribué à la perfection de notre art. Ils ont
été continuellement employés par les premiers maîtres de Paris, à l’ex-
écution de leurs plus beaux ouvrages; quelques-uns ne se sont pas bor-
nés à la seule exécution, ils ont également cultivé la spéculation, et
donné des preuves de leur progrès dans la théorie par d’ingénieuses in-
ventions. »
Pour relever l'horlogerie française, Jodin demande dans les con-
clusions de son chapitre «Que la loi autorise, que tout homme de quelque
nation qu'il fût, pût être admis à la maitrise de l'horlogerie française,
s’il se trouvait en état de faire preuve de capacité.»
Certes un hommage pareil, par un homme aussi compétent, dé-
montre que l'influence industrielle de la Suisse, sur les progrès de l'hor-
logerie a été réelle, il y a déjà cent ans, et certes cette influence n’a
pas diminué depuis.
Mais la conséquence de cette idée de Jodin, d’absorber au profit
de la gloire française, les hommes d’autres nationalités, s’ils vivaient en
France, est allée si loin, que l’on revendique comme français, deux noms
illustres en horlogerie
François Berthoud et Louis Breguet qui sont suisses et neu-
châtelois et que nous comptons parmi nos horlogers.
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