LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.
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II. — Digression ci propos des instruments astrono-
miques dans l'antiquité.
Nous avons tenu, dans cette élude, à ne recourir qu’à des
documents authentiques, et l’Ouvrage de Héron nous a mis à
même, en effet, de préciser l’état auquel était parvenu l’art
dont nous cherchons à retracer l’histoire aune époque égale
ment bien déterminée ( 1 ).
En décrivant la dioptre, nous avons dit, toujours d’après
Héron, que l’on y avait ajouté un cercle divisé à l’usage des
astronomes. Si l’on admet la restitution proposée par M. Vin
cent [laquelle ne diffère de celle du savant italien Venturi que
par la suppression d’un plateau circulaire supérieur ( 2 )], il est
impossible de ne pas songer aussitôt que les deux axes de
rotation eussent pu porter des cercles divisés, puis de conce
voir des index disposés sur les supports fixes de façon à
permettre de mesurer à la fois les angles verticaux et les angles
horizontaux décrits par la dioptre. En un mot, cet instrument
eût été ou eût pu devenir facilement un théodolite. Mais rien
n’autorise à poursuivre jusqu’au bout cette hypothèse, et ce
qu’il y a de certain, c’est que la dioptre décrite par Héron ne
se retrouve pas explicitement mentionnée par Ptolémée au
nombre des instruments dont il faisait usage et qui furent
imités plus tard dans l’Europe occidentale, non seulement
par les astronomes, mais par les voyageurs, les géographes et
les arpenteurs.
Après le Traité de Héron, c’est, en effet, dans YA/mageste de
Ptolémée qu’il faut chercher d’autres indications concernant
les instruments de mesure et d’observation des anciens, en y
joignant celles que l'on trouve, à une date antérieure, dans
Vitruve, principalement pour cequi regarde la Gnomonique ( 3 ), i (
de
(*) Nous répétons, d’après M. A.-J.-H. Vincent, que le Traité de Héron (
date du i" siècle ou même de la seconde moitié du ii° siècle avant notre I ver
ère. f hér
( 2 ) Voyez l’Ouvrage déjà cité de A.-J.-H. Vincent, p. 182. I ç
( 5 ) Livre IX de Y Architecture de Vitruve, traduction de Perrault. ! troi