e (b) Dans le deuxième schéma de la figure 1, les rapports entre les valeurs des pixels rencontrées
| dans le 1er schéma sont calculés selon la direction des lignes, en appliquant la fonction g. Dans
l'image située en regard de la grille des rapports calculés, les rapports élevés matérialisent la ligne de
créte et les thalwegs, c'est-à-dire le partage entre zone d'ombre et zone éclairée.
ére
e (c) Dans le troisiéme schéma, les rapports entre les valeurs des pixels sont faits comme précédem-
ment, mais selon les colonnes ; sur l'image correspondant à cette transformation, seuls ressortent
des traits horizontaux figurant les limites nord et sud de la couche géologique de direction N90 ;
ces limites, pour un seuil de réflectance donné se suivent parfaitement dans les deux zones.
On constate ainsi que toute limite entre deux plages homogènes disparaît si elle est parallèle à la
direction dans laquelle sont effectués les rapports entre pixels. Les directions horizontales s'estom-
21-30 pent pour des rapports calculés selon les lignes ; inversement, les directions verticales disparaissent
pour des rapports calculés selon les colonnes. L'expérience montre de plus que ceci est valable pour
250 des directions faisant un angle faible de part et d'autre de la verticale ou de l'horizontale suivant la
direction de la transformation retenue.
L'illustration qui vient d'étre faite sur les deuxiéme et troisiéme schémas de la figure 1, des résultats
obtenus à l'aide de la fonction g, est destinée à faire ressortir tout d'abord la nécessité d'effectuer
deux traitements, l'un selon les lignes, l'autre selon les colonnes. Elle doit également rendre plus
explicite les raisons du choix de la fonction f, raisons qui sont détaillées dans les paragraphes sui-
vants à l'aide des résultats que fournit cette fonction sur la même vue théorique.
e (d)Sur les documents obtenus en appliquant cette fois la fonction f définie précédemment, les
directions autres que celles qui correspondent aux structures géologiques sont essentiellement dues
au réseau hydrographique car les lignes de crétes sont systématiquement gommées par la méthode
utilisée. Le quatrième schéma de la figure 1 en donne la raison. En effet, nous avons vu plus haut
qu'en allant d'un pixel K à un pixel K+1, le rapport des valeurs modifiées de ces pixels est consi-
déré comme nul si la réflectance du pixel K--1 est supérieure à celle du pixel K. Or, dans la région
étudiée, la prise de vue est toujours faite aux alentours de 5 heures GMT, soit 10 h 30 à l'heure locale
d'hiver et 9 h 30 à l'heure locale d'été ; partant, l'élévation solaire varie de 28° au solstice d'hiver
à 54? au solstice d'été, et l'azimuth passe pour sa part de 154°N en hiver à 111°N en été. Nous
voyons que, dans ces conditions, et quelle que soit la date de prise de vue, seuls les versants orientaux
et méridionaux sont éclairés. Ainsi, le passage d'un pixel K présentant une valeur de réflectance infé-
rieure a celle du pixel K+1 qui lui fait suite, se rencontre chaque fois que l'on atteint une ligne de
créte lorsque l'on effectue les rapports des valeurs des pixels, que ce soit de gauche à droite dans la
direction des lignes, ou de haut en bas dans celle des colonnes. Dans ce cas, le rapport est par défi-
nition égal à zéro et les lignes de crétes disparaissent (cf. schéma 4 de la figure 1).
e (e) De plus, comme l'illustre le cinquiéme schéma de la figure 1, il en va de méme lorsque l'on
i passe d'une couche géologique plus sombre à une couche géologique plus claire ; ainsi, lors du calcul
: des rapports entre les valeurs des pixels dans un méme sens, une couche géologique sombre située
dans un contexte plus clair ou inversement une couche claire dans un contexte plus sombre, ne seront-
elles matérialisées que par l'une de leurs deux bordures. La fonction f ne met en évidence que l'une de
ces deux bordures, car elle ne prend en compte que les valeurs présentant un gradient positif en ligne
et en colonne ; ceci présente l'avantage de faire ressortir les lignes structurales que dessinent des couches
géologiques dont la largeur minimale est de l'ordre de deux, voire méme dans certains cas d'un seul
pixel. En revanche, lorsque cette condition n'existe pas (cf. fonction g), la matérialisation de l'ensemble
des bordures des unités lithologiques de faible largeur ne permet pas, dans bien des cas, de faire ressortir
les traits structuraux dessinés par des successions lithologiques fines, puisqu'il peut alors y avoir coa-
lescence de tous les traits matérialisant ces bordures.
Le fait de ne prendre en compte, à l'aide de la fonction f, que les rapports correspondant à des couples
de pixels dont les valeurs de réflectance présentent un gradient positif, est donc une condition essen-
tielle de la mise en évidence des traits structuraux d'une région donnée.
Les documents obtenus par la méthode décrite ici soulignent donc essentiellement les grandes lignes
du réseau hydrographique et les grandes lignes structurales. Signalons d'ailleurs que le passage entre
ombre et lumiére étant fortement tranché dans les thalwegs, les rapports calculés dans ce cas sont
nettement plus élevés que lors du passage d'une unité lithologique à une autre. Il est ainsi possible
d'obtenir des documents ne prenant en compte que les directions du réseau hydrographique (fig. 3).
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