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CORRESPONDANCE d’hERMITE ET DE STIELTJES.
64. — STIELTJES A II ERMI TE.
Monsieur,
Leyde, 24 novembre 1884.
Veuillez bien m’excuser de ne m’être (m’avoir) pas appliqué
encore avec succès à cette question sur les substitutions orthogo
nales.
En réfléchissant sur certaines questions qui se rapportent à la
théorie de la figure de la Terre, j’ai été frappé de (par) la puissance
de cette méthode où l’on conclut l’existence d’une fonction qui doit
remplir certaines conditions en faisant voir que cette fonction se
présente comme solution d’un certain problème de maximum ou
(de) minimum. Si l’on peut reprocher à celte méthode, dans
beaucoup de cas, un manque de l’extrême rigueur qui est toujours
désirable, en (par) revanche, il me semble qu’on peut aborder
ainsi, quelquefois, des questions qui paraissent inabordables par
d’autres méthodes.
Peut-être la Note ci-jointe en donne un exemple ('). J’ai envoyé
cette Note à M. Mittag-Leffler pour ses Acta. Le cas p = 1 donne
immédiatement un polynôme hypergéométrique de Jacobi dont
toutes les racines sont réelles.
Dans le courant de décembre, je compte me rendre à Paris;
j’espère que, vers ce temps, j’aurai résolu la question des substitu
tions orthogonales.
Veuillez bien agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments
dévoués.
65. — IIERMITE A STIELTJES.
Monsieur,
Paris, 27 novembre 1884.
Je viens vous remercier de la Communication extrêmement inté
ressante que vous m’avez faite de l’article que vous destinez aux
Acta mathematica, et qui concerne la généralisation des poly-
( s ) Sur certains polynômes qui vérifient une équation différentielle linéaire
du second ordre et sur la théorie des fonctions de Lamé (Acta mathematica,
t. VI, p. 321-326; i885).