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INS 4
. l’altération
CHAP. V. — PROJECTION DE MERCATOR.
8'
16,700
20,480
6,126
3,512
2,410
1,805
1,421
1,162
1,000
CHAPITRE Y.
CARTES MARINES DITES CARTES RÉDUITES OU DE MERCATOR (1).
l. L’emploi de la boussole étant en mer le seul moyen de con
naître à un instant quelconque la direction, la route suivie, la ma
nière la plus simple de diriger un navire d’un point à un autre est
de le maintenir dans le même rumb de vent, c’est-à-dire de lui faire
couper dans sa marche tous les méridiens sous le même angle ; il en
résulte que la courbe décrite à la surface des mers n’est pas un arc
de cercle, mais une courbe à double courbure que l’on nomme la
loxodromie.
L’objet des cartes marines est d’indiquer, immédiatement l’angle
de route entre deux points donnés.
A cet effet l’équateur étant développé en ligne droite, on repré
sente tous les méridiens par des perpendiculaires à cette ligne et
tous les cercles de atitude par d’autres droites parallèles à l’équa
teur, espacées entre elles d’après cette condition que les angles for
més par deux éléments de courbe sur la sphère soient conservés sur
la carte. Il est clair que sur une carte ainsi construite la ligne que
doit suivre le navire, la loxodromie, devient une droite ; il suffit
donc de tracer cette droite entre le point de départ et le point d’ar
rivée, et de lire au moyen d’un rapporteur, l’angle quelle fait avec
l’un quelconque des méridiens. C’est cet angle, augmenté ou dimi
nué de la déclinaison locale de l’aiguille aimantée, que l’on trans
porte ensuite à la boussole en agissant sur le gouvernail.
Voyons comment on pourra calculer la distance d’un parallèle
quelconque à l’équateur en satisfaisant à la condition énoncée ci-
dessus que les angles formés par deux éléments de combe sur le
sphéroïde soient conservés sur la carte.
(1) Voir l re partie, chap. Ii, § 3, et chap. VI, § 22.