y 4 SUR LES MASSES DES MOLECULES ETC.
dans l’acide pliosphorique comme 5 à 10. Mais il serait
difficile de ramener cette proportion à la théorie des mul
tiples , et on doit regarder l’opinion particulière de M. Du
long à cet égard comme une simple conjecture , étrangère
pour ainsi dire au système que nous exposons ici. Enfin
M. Dulong admet encore un autre acide qu’il appelle hy~
po-phosphoreux , et dont l’oxigène serait à celui de F acide
phosphoreux comme 1 à 2, et par conséquent à celui de
l’acide pliosphorique comme 3 à 10; mais il supçonne lui—
même que c’est une combinaison ternaire où entre aussi
l’hydrogène , en sorte qu’il n’y aurait de certain dans ce
système que l’acide phosphoreux , et l’acide pliosphorique.
Quant aux proportions en poids , et à la masse de la mo
lécule du phosphore qui en résulte , M. Dulong trouve
que dans l’acide pliosphorique 100 de phosphore prennent
124,8 d’oxigène , ce qui donne d’après la supposition in
diquée sur la composition de cet acide 2,oo3 pour la mo
lécule du phosphore en prenant celle de l’oxigène pour
unité , c’est-à-dire que cette molécule serait à très-peu-près
égale à celle du soufre (1), Par les expériences de Berzclius
(1) Celle égalité très-approchée entre les molécules de deux substances dif
férentes pourrait être considérée comme peu probable ; mais les deux substan
ces dont il s’agit ici ont assez de ressemblance par les propriétés antérieures,
pour que les autres propriétés par lesquelles elles se distinguent puissent être
attribuées à d’autres caractères que la masse de la molécule , et eu particulier
à l’affinité pour l'oxigéne qui parait être beaucoup plus grande dans le phos
phore que dans le soufre.