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occupé des moyens d'avertir les navires qui passent au
large par les temps de brouillard, où les feux des pha-
res cessent d'être visibles. Le plus souvent on se sert à
cet effet d’une cloche. La cloche de l’ile Copeland, dans
la mer d'Irlande, est mise en branle par une machine;
on dit qu'elle se fait entendre jusqu’à 24 kilomètres de
distance. À Boulogne, on a une cloche installée au foyer
d'un réflecteur parabolique; trois marteaux, mus par
un poids qui descend, la frappent alternativement. À
bord de quelques-uns des phares flottants, on emploie
des tam-tam ou des canons. À l’île des Perdrix (Nou-
veau-Brunswick), on a fait usage d’un sifflet à vapeur.
Aux Skerries, près Holyhead, on protége, autant que
possible, les oiseaux de mer dont les cris peuvent aver-
tir les bàtiments ; malheureusement, des rats échappés
du Régulus, qui fit naufrage dans cette partie du canal
Saint-Georges vers 1856, se sont multipliés dans l'ile
et travaillent à la destruction des oiseaux. On a essayé
d’un chat, mais l’on s'aperçut bientôt qu’il faisait cause
commune avec les rats, et qu’il leur préférait les oi-
seaux.
La principale difficulté que soulève ce genre de si-
gnaux est que le brouillard fait obstacle à la propagation
du son. C’est du moins ce qui semble résulter des ob-
servations de M. A. Cunningham ; on manque cepen-
dant de données décisives à cet égard. Pour faire dis-
ünguer les signaux des différentes stations, on peut
employer des sons intermittents, ou une succession de
notes différentes. M. Cowper et M. Holmes ont proposé
pour cet usage des trompettes à vapeur ; le capitaine
Ryder, veut combiner un canon avecun sifflet. Peut-être
serait-il possible de propager un son très-intense à
travers l’eau même ; pour l’entendre, les marins plon-
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