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‘tenir les pieds chauds pendant l'hiver.
Celles des ourfons font employées à fabri-
quer des manchons & autres fortes de
fourrures. On appelle owrfous, les petits
ours. On doune le même nom aux #ux-
chons faits de la peau d’un jeune ours.
OURS, £.m., mrfus,i, Blufon, ani-
mal qui paroît dans l’écu de profil, ne
montrant qu'un œil & une oreille.
Ours pallant, celui qui femble marcher.
Ours levé, fe dit quand il eft debout fur
fes deux pattes de derriere.
L'ours eft le fymbole de la prévoyance;
car dans le mauvais tems il fe retire dans
les cavernes ; s’il n'en trouve point, il
‘a l'induitrie de fe conftruire une retraite
avec du bois, y fait un lit de feuillages,
& fait s'y garantir des intempéries de
l'air.
Dé Saint-Ours de Lecbaïllon, en Dau-
phiné; d'or à uu ours pallant de Jüble.
De Bermond de Puiflerguier, en Lan-
guedoc; d’or à l'ours levé de fable, ac-
collé d'un ceintuvon de gueules, d'où pend
ume épée d'argent.
OURS ou SAINT-GaL, ZHff. mod.,
nom d’un ordre de chevalerie en Suiffe,
que l’empereur Frédéric IL infitua en
1213 dans l’abbaye de Saint-Gal, fous ia
proteétion de faint Urie, capitaine de la
lésion thébaine, martyrilé à Soleure. Ce
prince voulut par-là récompenfer des fer-
vices que l'abbé de Saint-Gal & les Suiffes
lui avoient rendus dans fon éieétion à
lempire : il donna aux principaux fei.
gneurs du pays des colliers & des chaînes
d'or, au bout defquelles pendoït un ours
d’or, émaillé de noir; & il voulut qu'à
l'avenir cet ordre fût conféré par l'abbé
de Saint.Gal, Mais il a été aboli depuis
que les Suittes fe {ont fouitraits à la domi-
nation de la maifon d'Autriche. Favin,
Lhéut. d'honn. £S de cheuulierte.
OURSE , L f., Aflrou., nom de deux
“confteliations voilines du pole {eptentrio-
nal; l’une portant le nom de grarile ouxfe,
l'autre celui de petite ourfe. Cette der-
nicre eft celle où fe trouve létoile po-
daire, ainfi nommée parce qu’elle n’eft
qu'à deux degrés dn pole. 7. POLE,
ÉTOILE € CONSTELLATION.
La grande ourfe eft compolée, fuivant
Ptolomée, de 35 étoiles; fuivant Tvy-
cho, de 565 mais dans le catalogue bri-
tanique, eble en a 215.
CR PÉTER TNT
OUR
OURSE D'ARTIMON , Marine. Voyez
HouRrcCE.
QuRsE, Mythol., on vient de voir
qu'on donne ce nom, en aftronomie, à
deux. conftellations feptentrionaies voi.
“fines du pole, dont l’une eft appellée la
grande ozrfe, en latin, arétus mot, he
lice, phenice ; & l'autre, la petite owfe,
cynofura. L'une fut, au dire des portes,
Califo, fille de Lycaon, roi d’Arcadie,
& l'autre, une des nourrices de Jupiter.
Ovide dit que Califto étant devenue en-
ceinte de Jupiter {ur les:montagnes Noa.
nériennes en ÂArcadie, fut chargée en
ourfe parjunon. Comme en cet état elle
fut perfécutée par les chaffeurs, elle fe
refugia dans un temple où perfonne n’o-
foit entrer ; là, elle implora le fecours
du maître des dieux , qui touché de fa
pofition & du danger auquel elle étoit
expofée, la plaça dans Le firmament. Ara-
tus tranfporte à la petite owrfe la fable
qui regarde la grande ourfe. À lui per-
mis : c'eft afez pour nous d’en avertir,
& de remarquer que le nom de phemice
lui a été donné, parce que les Phéniciens
ont commencé à régler le cours de leur
navigation par cette conftellation la plus
proche du pole du nord. ( D. J.)
OURSIN, £ m., Hiff. nat. Bot. , echi-
opus ; genre de plante à leur globuleu-
fe, compofée de plufeurs fleurons pro-
fondément découpés & foutenus par un
embryon; ces fleurons ont chacun uit
calice écailleux , & ils font attachés à la
couche. L'embryon devient dans la fuite
un fruit renfermé dans une enveloppe
qui a fervi de calice à la Reur. Tournef.
Lnflit. rei berd. V. PLANTE( 1)
OURSIN , HÉRISSON DE MER, CHA-
TAIGNE BE MER, echinus mmarinus3
animal marin qui tire {on nom du grand
nombre de pointes dont tout fon corps
eft entouré, ce qui lui donne quelque
reflemblance avec Le hérifon. Il y a beau-
coup de différentes efpeces d’ouxfns. Les
anciens naturaliftes crovoient avec raiton
que les pointes des ox/fns leur tenoient
lieu de jambes, & qu’ils s'en fervoient
pour marcher ; mais M. Gandolphe,
Wim. de l'acud. royale des fciences , ann.
1709, a cru voir que les oux/ns awoient
de vraies jambes difpofées autour de leur
bouche. Il prétendoit que les pointes de
ces animaux ne contribuoient en-rien à
leur