Full text: ORG - PAU (Tome 24.)

  
  
  
  
  
  
192 OUR 
‘tenir les pieds chauds pendant l'hiver. 
Celles des ourfons font employées à fabri- 
quer des manchons & autres fortes de 
fourrures. On appelle owrfous, les petits 
ours. On doune le même nom aux #ux- 
chons faits de la peau d’un jeune ours. 
OURS, £.m., mrfus,i, Blufon, ani- 
mal qui paroît dans l’écu de profil, ne 
montrant qu'un œil & une oreille. 
Ours pallant, celui qui femble marcher. 
Ours levé, fe dit quand il eft debout fur 
fes deux pattes de derriere. 
L'ours eft le fymbole de la prévoyance; 
car dans le mauvais tems il fe retire dans 
les cavernes ; s’il n'en trouve point, il 
‘a l'induitrie de fe conftruire une retraite 
avec du bois, y fait un lit de feuillages, 
& fait s'y garantir des intempéries de 
l'air. 
Dé Saint-Ours de Lecbaïllon, en Dau- 
phiné; d'or à uu ours pallant de Jüble. 
De Bermond de Puiflerguier, en Lan- 
guedoc; d’or à l'ours levé de fable, ac- 
collé d'un ceintuvon de gueules, d'où pend 
ume épée d'argent. 
OURS ou SAINT-GaL, ZHff. mod., 
nom d’un ordre de chevalerie en Suiffe, 
que l’empereur Frédéric IL infitua en 
1213 dans l’abbaye de Saint-Gal, fous ia 
proteétion de faint Urie, capitaine de la 
lésion thébaine, martyrilé à Soleure. Ce 
prince voulut par-là récompenfer des fer- 
vices que l'abbé de Saint-Gal & les Suiffes 
lui avoient rendus dans fon éieétion à 
lempire : il donna aux principaux fei. 
gneurs du pays des colliers & des chaînes 
d'or, au bout defquelles pendoït un ours 
d’or, émaillé de noir; & il voulut qu'à 
l'avenir cet ordre fût conféré par l'abbé 
de Saint.Gal, Mais il a été aboli depuis 
que les Suittes fe {ont fouitraits à la domi- 
nation de la maifon d'Autriche. Favin, 
Lhéut. d'honn. £S de cheuulierte. 
OURSE , L f., Aflrou., nom de deux 
“confteliations voilines du pole {eptentrio- 
nal; l’une portant le nom de grarile ouxfe, 
l'autre celui de petite ourfe. Cette der- 
nicre eft celle où fe trouve létoile po- 
daire, ainfi nommée parce qu’elle n’eft 
qu'à deux degrés dn pole. 7. POLE, 
ÉTOILE € CONSTELLATION. 
La grande ourfe eft compolée, fuivant 
Ptolomée, de 35 étoiles; fuivant Tvy- 
cho, de 565 mais dans le catalogue bri- 
tanique, eble en a 215. 
CR PÉTER TNT 
  
OUR 
OURSE D'ARTIMON , Marine. Voyez 
HouRrcCE. 
QuRsE, Mythol., on vient de voir 
qu'on donne ce nom, en aftronomie, à 
deux. conftellations feptentrionaies voi. 
“fines du pole, dont l’une eft appellée la 
grande ozrfe, en latin, arétus mot, he 
lice, phenice ; & l'autre, la petite owfe, 
cynofura. L'une fut, au dire des portes, 
Califo, fille de Lycaon, roi d’Arcadie, 
& l'autre, une des nourrices de Jupiter. 
Ovide dit que Califto étant devenue en- 
ceinte de Jupiter {ur les:montagnes Noa. 
nériennes en ÂArcadie, fut chargée en 
ourfe parjunon. Comme en cet état elle 
fut perfécutée par les chaffeurs, elle fe 
refugia dans un temple où perfonne n’o- 
foit entrer ; là, elle implora le fecours 
du maître des dieux , qui touché de fa 
pofition & du danger auquel elle étoit 
expofée, la plaça dans Le firmament. Ara- 
tus tranfporte à la petite owrfe la fable 
qui regarde la grande ourfe. À lui per- 
mis : c'eft afez pour nous d’en avertir, 
& de remarquer que le nom de phemice 
lui a été donné, parce que les Phéniciens 
ont commencé à régler le cours de leur 
navigation par cette conftellation la plus 
proche du pole du nord. ( D. J.) 
OURSIN, £ m., Hiff. nat. Bot. , echi- 
opus ; genre de plante à leur globuleu- 
fe, compofée de plufeurs fleurons pro- 
fondément découpés & foutenus par un 
embryon; ces fleurons ont chacun uit 
calice écailleux , & ils font attachés à la 
couche. L'embryon devient dans la fuite 
un fruit renfermé dans une enveloppe 
qui a fervi de calice à la Reur. Tournef. 
Lnflit. rei berd. V. PLANTE( 1) 
OURSIN , HÉRISSON DE MER, CHA- 
TAIGNE BE MER, echinus mmarinus3 
animal marin qui tire {on nom du grand 
nombre de pointes dont tout fon corps 
eft entouré, ce qui lui donne quelque 
reflemblance avec Le hérifon. Il y a beau- 
coup de différentes efpeces d’ouxfns. Les 
anciens naturaliftes crovoient avec raiton 
que les pointes des ox/fns leur tenoient 
lieu de jambes, & qu’ils s'en fervoient 
pour marcher ; mais M. Gandolphe, 
Wim. de l'acud. royale des fciences , ann. 
1709, a cru voir que les oux/ns awoient 
de vraies jambes difpofées autour de leur 
bouche. Il prétendoit que les pointes de 
ces animaux ne contribuoient en-rien à 
leur
	        
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