de la Succesgion d'Angleterre. 5
1 paroist done qu'on agira, mais combien et comment,
&est ce qui 86 doit determiner zur les avis et rapports du
ministre de la S"* Maison. C'est 1a-dessus qu'on jJugera
s'il faut agir ouvertement; ou Sil faut encor 8e contenter de
travailler S0us main, a preparer les esprits. Mais quoyqu'on
puisse douter du premier, il n'y a pas lieu de douter
qu'il faut faire le 8econd, puisque cela 8e peut d'une maniere
ou Pon ne risque rien.
Pour preparer les esprits, et pour leur donner des dis-
positions favorables, il y a deux moyens (entre autres) qui
Se peuvent practiquer Sans frais notables, et qu'on peut
joindre ensemble. L'un est de faire publier des escrits,
Sans qu'il Seit besoin de les avouer, qui 8oyent propres a
inginner aux Anglois ce que nous trouvons bon. L'autre
est de leur donner de bonnes impresgions par des entre-
tiens de vive voix, qui ont cet avaniage qu'on 8'y peut
accommoder au genie, a la port6e et a l'inclination de celuy
a qui on parle. Au lieu que ies inprimes estant univergels,
on y est oblige de supprimer beaucoup de bonnes raiso02s,
parcequ' elles ne sont pas au goust de tous ceux qu'on veut
menager.
Les escrits pourroient estre de deux sortes : les uns
generaux pour appuyer certains principes qui nous sont
favorables; ies autres plus particuliers qui appligqueroient
ces principes 4 la 8"* Maison et en feroient valoir les avan-
tages, en faigant voir qu'on peut faire beancoup de fond
Sur les qualites personnelles des princes, sur autorite de
Ia Maigon, 84 bonne foy, 80n interest commun avec celuy
de Angleterre, et Ses estroites liaisons, anciennes et mo-
dernes, avec cette couronne. Ou il seroit fres a propos de
faire un parallele entre le temps de Mathilde fille du Roy
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