Full text: [Notes et articles extraits des comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences (suite)] (1. Série, Tome 7)

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COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE. 
séparation de deux corps isophanes, ne fasse pas naître dans chacun de 
ces milieux trois mouvements simples réfléchis ou réfractés. Ces trois 
mouvements simples et les trois systèmes d’ondes planes qu’ils pré 
sentent correspondent, comme nous levons déjà dit, aux trois racines 
de l’équation caractéristique résolue par rapport au carré du coeffi 
cient qui détermine la durée des vibrations moléculaires. Ces trois 
racines elles-mêmes se trouvent introduites dans l’équation dont il 
s’agit, en raison des trois coordonnées qui appartiennent à chaque 
point, et qui correspondent aux trois dimensions de l’espace. Ainsi le 
nombre des dimensions de l’espace exprime nécessairement le nombre 
des rayons réfléchis ou réfractés par une surface plane. 
Nous avons jusqu’ici considéré comme distinctes les trois espèces 
de rayons qui peuvent être propagés dans chaque milieu. Examinons 
maintenant le cas particulier où les deux milieux deviennent iso 
phanes. Alors, dans chaque milieu, l’équation caractéristique ayant 
une racine double, deux des trois rayons correspondants à une direc 
tion donnée des plans des ondes se réuniront en un seul, dans lequel 
les vibrations pourront être dirigées suivant une droite quelconque 
perpendiculaire à l’axe du rayon. Par suite aussi, les trois rayons ré 
fléchis ou réfractés se réduiront à deux. Il y a plus : pour ceux des rayons 
réfléchis et réfractés qui s’éteindront à une petite distance de la surface 
réfléchissante, les vibrations moléculaires resteront comprises dans le 
plan d’incidence, et, par suite, on pourra faire abstraction de ces der 
niers rayons, si les vibrations des molécules dans le rayon incident 
sont perpendiculaires au plan d’incidence. Donc alors, si le second mi 
lieu devient transparent, les principes ci-dessus établis fourniront 
précisément les lois de réflexion et de réfraction découvertes par 
Fresnel, et confirmées, par l’expérience, pour ce qu’on appelle un 
rayon polarisé dans le plan d incidence, et l’on reconnaîtra en particu 
lier que le rayon réfléchi ne peut disparaître sous aucune incidence, 
quand l'indice de réfraction, c’est-à-dire le rapport du sinus d’incidence 
au sinus de réfraction, ne se réduit pas à l’unité. Donc un rayon pola 
risé dans un plan est, comme le croyait Fresnel, un rayon simple dans
	        
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