II6»
ISOTROPIE AUTOUR D’UN AXE, ISOTROPIE ABSOLUE, SYMÉTRIE :
priétés physiques d’un corps, fonctions souvent liées au système des
coordonnées [c’est-à-dire ayant des valeurs différentes dans différents
systèmes (‘)] et dont les variables sont des quantités du genre des dé
formations 3, peuvent se transformer de deux manières bien distinctes
quand, après avoir fait tourner infiniment peu les deux axes O x et O y,
par exemple, autour du troisième Oz, on exprime leurs valeurs au
moyen des nouvelles variables, ou variables relatives aux nouveaux axes.
D’une part, on peut y substituer directement aux anciennes variables
leurs valeurs en fonction des nouvelles, données par des relations
comme (67); et l’on obtient ainsi, sous une première forme trans
formée, les anciennes fonctions. D'autre part, avec l'aide de principes
spéciaux à chaque branche de science, on exprime linéairement ces
fonctions considérées, correspondant aux premiers axes, au moyen des
fonctions analogues correspondant aux nouveaux axes; et, alors,
chacune des anciennes fonctions est remplacée par la nouvelle de
même espèce, pins une différence infiniment petite ayant dans tons
ses termes le facteur t. ou ¿/0, et où l’on peut ainsi, sauf erreur négli
geable de l’ordre de t 2 , substituer aux nouvelles fonctions les an
ciennes exprimées d’ailleurs, comme il vient d’être dit, au moyen
des nouvelles variables. En comparant enfin on égalant les deux for
mules ainsi trouvées pour chacune des anciennes fonctions, formules
dont la deuxième a comme terme principal la nouvelle fonction cor
respondante, il suffira d'isoler ce principal terme pour en avoir la va
leur explicite dans le nouveau système d'axes et reconnaître le petit
excédent, où v figure en facteur, de ses coefficients sur les coefficients
analogues de la première fonction. Or ces excédents divisés par x, (*)
(*) Par exemple, dans l'hydrodynamique des fluides à frottements, ces fonctions
sont les composantes suivant les axes (réductibles de neuf à six par l’égalité deux
à deux de celles qui sont tangentielles) des pressions exercées sur l’unité d’aire
de trois éléments plans de surface menés normalement aux axes par le point quel
conque {x, y,z)-, composantes dont dépendent les pressions que supportent tous
les autres éléments superficiels se croisant au même point. Dans la théorie de
l’élasticité, ce sont encore six composantes analogues ( forces élastiques)', mais,
comme elles se déduisent alors simplement d’une fonction unique, dite potentiel
d’élasticité, indépendante des axes choisis, il est plus simple de tout ramener à
celle-ci, que l’on n’a pas à changer. Dans la théorie analytique de la chaleur, ce
sont les trois flux de chaleur qui, par unités d’aire et de temps, traversent les
trois éléments plans dont il vient d’être parlé, et dont dépendent les flux calori
fiques passant à travers tous les autres éléments superficiels menés à l’endroit
[x, y, z). Mais aloi's les vai’iables de ces fonctions se réduisent aux trois dérivées
en x, y, z d’une quantité (la tcmpéx’atui’e) unique et indépendante des axes;
double circonstance d’où résulte une grande simplicité des transformations.