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SUR L’USAGE DES SÉRIES INFINIES DANS LA THÉORIE DES NOMBRES.
théorème connu:
T'-h ü'Yd = ( T-\- u | d)\
À étant un entier et par conséquent;
Iog(y'-h £/']/7>)
log (2 T + ‘
C’est donc de cet entier / que dépend le nombre des formes, mais l’ex
pression de cette dépendance présente quelque légère différence selon les diffé
rentes formes dont le déterminant D est susceptible.
L’analyse que nous venons d’indiquer d’une manière rapide, en même
temps qu’elle détermine le nombre des formes, a l’avantage de simplifier singu
lièrement plusieurs théories très importantes déjà connues, mais qui n’avaient
été établies que par des méthodes très compliquées. De ce genre sont celles
qui se résument dans les beaux théorèmes démontrés par M. Gauss dans les
art. 252, 261 et 287, III. des Disq. arith., et dont le dernier surtout exigeait
jusqu’à présent le concours d’un grand nombre de recherches très étendues.
(Voyez la tin de l’art. 287.) Ce même théorème résulte aüssi d’une combi
naison très simple de la loi de réciprocité avec la proposition sur la progression
arithmétique, mais ce moyen de démonstration ne diffère pas au fond de celui
que nous venons d’indiquer, du moins lorsque, pour établir que toute pro
gression arithmétique renferme une infinité de nombres premiers, on a recours
aux séries, comme nous l’avons fait dans le mémoire cité plus haut.
Les théorèmes qui déterminent le nombre des formes quadratiques, ren
ferment implicitement un grand nombre de propositions qui peuvent s’énoncer
indépendamment de la théorie de ces formes, et qui seraient peut-être très diffi
ciles à démontrer sans le secours combiné de nos séries et des formules de
M. Gauss. 11 résulte, par exemple, de ce qu’on a vu plus haut que pour un
nombre premier q = 4r-)-3, la somme des non-résidus quadratiques surpasse
toujours celle des résidus*), que pour un nombre premier p = 4^4-1, il y a
toujours un plus grand nombre de résidus que de non-résidus moindres que
J-p, etc. On peut encore augmenter le nombre de ces propositions, les séries
*) On a encore A > B, A et B désignant comme ci-dessus combien il y a de résidus et de non-
résidus de g, au-dessous de \q. Dans un article du Bulletin de M. de Férussac (Mars 1831, p. 137), où
JL Cauchy énonce un théorème très remarquable sur les nombres premiers 4v+3, ce célèbre analyste
distingue deux cas selon que A > B ou A < B. Ce qu’on a prouvé plus haut, montre que le second cas
ne saurait avoir lieu et fait cesser l’indétermination que le théorème de M. Cauchy semblait présenter.