140 G. Cranz. IY 22. Balistique intérieure. G. Benoit.
la première couche annulaire; le refroidissement produit un serrage
et une pression extérieure sur le premier cylindre. Grâce à cette
pression extérieure, le premier cylindre est soumis tangentiellement à
un effort de compression, tandis que la pression intérieure des gaz, au
contraire, exerce un effort d’extension; de cette façon les deux efforts
peuvent se compenser pour une couche annulaire déterminée, pour la
couche extérieure par exemple. La théorie des canons frettés (avec la
valeur donnée par G. Wertheim pour le rapport de la variation du
volume et de la longueur) a été développée par G. Kaiser.
On trouvera dans l’ouvrage de G. Kaiser* 3 ’') les formules convenant
à ce cas avec un exemple numérique qui met bien en évidence les
avantages de l’emploi de frettes.
Dans ce même ouvrage se trouvent aussi traitées, d’une façon géné
rale, la théorie des canons à n couches et la théorie (se rattachant à
la précédente et fondée par J. A. Longridge) des canons à fils d’acier,
ainsi que la construction sans pression initiale et la construction des
tourillons et des fermetures de culasse.
O. Kziobek 43 44 ) a soulevé la question de savoir si la théorie
statique de l’élasticité était encore applicable pour les canons frettés.
Il trouve par des considérations théoriques d’ordre dynamique que, du
moins pour les canons qui ne sont pas trop gros, l’application qu’on
a faite jusqu’ici de la théorie statique est légitime; toutefois les exigences
d’ordre statique sont moins grandes que les exigences d’ordre dynami
que et la différence entre les deux est sensible pour les gros canons.
Mais on n’a pu donner jusqu’ici une solution expérimentale de la
question de savoir dans quelle mesure les formules établies en s’ap
puyant sur la théorie de l’élasticité sont applicables aux forces qui
n’agissent que pendant un intervalle de temps très court; quand par
exemple, on essaya, pour les fusils d’infanterie, de mesurer la dila
tation momentanée du canon pendant le tir en plaçant autour du canon
une bague de plomb et en mesurant le diamètre intérieur de cette
bague avant et après le coup, il est à présumer qu’on mesura un tout
autre effet que celui dont il s’agissait, savoir: celui des vibrations
transversales du canon.
16. Rayures 45 ). Ainsi qu’on l’a déjà remarqué, c’est par les rayures
que doit être imprimée au projectile une rotation autour de son grand
43) Geschützrohre ®).
44) Mitteilungen über Gegenstände des Artillerie- und Geniewesens (Vienne)
1900, p. 33.
45) Voir G. Kaiser [Geschützrohre 9 ), (2 e éd.) p. 96] et E. Vallier [La corris-
pondenza (Livourne) 1 (1900), p. 408].