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Title
Transactions of the Symposium on Photo Interpretation

80
SYMPOSIUM PHOTO INTERPRETATION, DELFT 1962
l’érosion suivant son importance fera apparaître clés Combes ou des vallées ou
au contraire des ressauts ou des crêtes.
Dans la région qui nous intéresse, les éléments durs qui apparaitront nette
ment sur photos aériennes puisqu’ils constituent des reliefs seront: le Lias
inférieur et moyen calcaire, le Dogger calcaréo-gréseux, le Tithonique formé
de calcaires lithographiques, le Valanginien supérieur formé de calcaires
gréseux, l’Urgonien formé de calcaires coralliens et enfin le Sénonien avec ses
calcaires à silex, tandis que les combes seront déterminées par les assises plus
tendres du Trias, du Lias supérieur, du Callovo-Oxfordien, du Valanginien
inférieur, de l’Hauterivien, de l’Albien et très localement du Cénomanien.
Lorsque ces éléments morphologiques sont déformés ou décalés par des failles
on pourra observer des anomalies dans la succession des différentes corniches,
l’une d’entre elles pouvant se trouver répétée plusieurs fois, mais l’orientation
des accidents par rapport aux éléments morphologiques rendra cette étude
plus ou moins aisée.
Dans la région sud de Grenoble, les structures typiquement alpines qui sont
orientées suivant des directions N-S ou NE-SW ne sont pas toujours faciles à
déchiffrer sur photos aériennes seules, la photogéologie ne permettant pas
d’identifier directement les corniches observées ni de savoir si l’on a affaire à
une série normale ou renversée. Heureusement les éléments structuraux N-S
sont connus depuis assez longtemps grâce aux observations géologiques sur le
terrain et la photogéologie permet alors de préciser la continuité de tel ou tel
accident. Il s’agit là d’un résultat intéressant mais qui ne modifie pas, bien
souvent, les interprétations anciennes.
Lorsque, par contre, on a affaire à des accidents transverses, c’est-à-dire
sensiblement perpendiculaires aux plis, qui viennent interrompre l’alignement
régulier d’une corniche qui n’est pas toujours décelable au sol vu les difficultés
de la topographie ou provoquer l’interruption d’une succession des diverses
corniches suivant une direction précise ce qui est très difficile à déceler sur le
terrain mais manifeste sur les photos aériennes zénithales, les résultats de l’étude
photogéologique peuvent amener à une interprétation entièrement nouvelle de la
structure de la région. C’est ainsi que certains des accidents que nous décrirons
et qui appartiennent tous à une famille de failles radiales par rapport à l’Arc
alpin c’est à dire sensiblement Est-Ouest dans la région de Grenoble et dont
l’âge est vraisemblablement crétacé, sont très nets mais n’ont été décrits qu’à la
suite des études photogéologiques. Ce sont quelques uns de ces accidents que
nous allons décrire et nous nous bornerons à commenter un nombre de photos.
Dans le massif de Belledonne proprement dit on peut observer dans la région
de Roche Noire et des Dents de Pipay plusieurs failles Est-Ouest dont l’une a
été signalée A. C. Tobi (fig. 2). Deux failles sensiblement Est-Ouest détermi
nent les flancs Sud des Deux Dents de Pipay. L’accident le plus septentrional
met en contact, tranche contre tranche, les assises du Houiller qui forment le
sommet 2129 et les amphibolites de la formation du Lac Crop qui forment le
sommet 2059, I. Comme l’a indiqué A. C. Tobi, une petite faille affecte de